Comment découper du métal ?

Avant de transformer ou d’assembler des pièces de métal, la première opération consiste à les mettre à dimension. Matériaux durs et résistants par excellence, les métaux requièrent pour leur coupe un outillage particulier, beaucoup de précision, et un minimum de pratique.

Les contraintes exercées sur les pièces sont souvent importantes. Elles doivent être solidement fixées sur un établi par des valets ou dans l’étau, si besoin avec des cales martyrs ou des cornières. On procède ensuite au marquage précis avec une pointe à tracer en acier au carbure ou un compas à pointes sèche pour les courbes.

Les outils à main

La cisaille « universelle » permet d’effectuer des coupes rectilignes ou légèrement courbes dans les feuilles de métal de faible épaisseur. Pour les arrondis plus prononcés, on emploie une cisaille « chantourneuse à droite » ou « à gauche ».

Quant aux « grignoteuses », idéales pour les surfaces tourmentées (tôles ondulées), elles sectionnent en enlevant un fin copeau de métal. Les « cisailles à levier », grâce à leur démultiplication, permettent de couper des barres ou des tubes épais.

Les scies à métaux travaillent « en avançant ». La lame de la scie circulaire est fixée sur les ergots de la monture, dents vers l’avant, avec parfois la possibilité de la basculer à 90°. C’est une vis papillon ou une molette qui permet de régler sa tension. Le sciage s’effectue lentement, en relâchant la pression à chaque remontée et en la diminuant au départ et à la fin.

Les lames, distinguées par le nombre de dents au centimètre, sont choisies selon deux critères : la dureté de l’alliage ainsi que les dimensions de la pièce, sachant que 3 dents doivent être simultanément en contact avec elle. Pour une section importante en cuivre ou laiton, on prévoit 6 ou 8 dents/cm ; une pièce mince en acier dur nécessite 12 dents/cm.

Bon à savoir : Si la section est large et le métal très dur ou inversement, une lame intermédiaire à 10 dents/cm convient.

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Les outils électriques

Avec une scie sauteuse, le choix des lames dépend toujours de la dureté du métal et de son épaisseur (leur denture varie de 4 à 12 dents/cm environ). Attention à l’amorce de coupe qui doit s’effectuer en amenant doucement la lame au contact de la pièce, sans à coup.

Sachez aussi doser la vitesse : plus le matériau est dur, plus elle doit être basse.

Plus puissante que la scie sauteuse, la lame de la cisaille électrique permet de sectionner des tôles ou plaques d’acier planes sans déformer les bords du trait de coupe. Par contre, le poinçon de la grignoteuse agit par martèlement, toujours en dégageant un copeau. L’outil permet surtout de suivre des tracés plus sinueux que la cisaille et d’attaquer une tôle, même ondulée, à partir d’un perçage central.

Pour les fers et profilés épais, reste la meuleuse, à utiliser de préférence sur support de tronçonnage pour la stabilité. Équipée d’un disque à tronçonner les métaux, le travail s’effectue toujours protecteur en place. En plus des gants, des lunettes de protection sont indispensables en raison des étincelles.

Conseils pratiques

Le port des gants est de rigueur pour tout travail, les outils tranchants et les découpes non ébarbées constituant toujours un risque. Préférez des gants solides et très résistants.

Ne faites ces manipulations que si vous connaissez parfaitement votre sujet ! Il est important de ne prendre aucun risque et d’être accompagné d’un professionnel pour effectuer ce type d’opération.

Enfin, notons qu’avec les scies à monture, une tension insuffisante de la lame peut entraîner des coupes irrégulières.